« 3 Conseils pour débuter la compétition »

Compétition

INTRODUCTION

  Il est bientôt temps de reprendre le rythme de la rentrée et vous pensez peut-être à faire de la compétition pendant cette saison ? Cet article est fait pour vous ! Que vous en ayez déjà fait à la fin de la saison dernière ou que vous en aviez toujours rêvé sans jamais avoir osé en faire, vous trouverez dans cet article 3 conseils pour débuter la compétition ! Du niveau régional au niveau national ou simplement de la compétition adulte pour le plaisir de concourir et de dépasser vos peurs, croyances limitantes ou a priori, ces conseils vous aideront à vous reconnecter à vos rêves et envies les plus profondes ! Osez simplement prendre part à ces défis sportifs avec tout le travail que cela demande mais en y allant à votre rythme et sans vous mettre la pression ! Car s’il y a bien une chose à laquelle vous devez penser avant tout, c’est l’investissement personnel que cela demande, la patience, la persévérance et l’endurance qui sont les maîtres-mots de ce sport quand bien même il s’agit d’une passion ! Alors gardez le sourire et lancez-vous dans cette aventure ! Qui sait ce qu’elle vous apportera et les leçons que vous en retiendrez ! Du positif comme du moins facile, mais avant tout le plaisir de concourir et de vivre votre passion jusqu’au bout !

Et si jamais, après avoir lu l’article vous doutez encore de votre choix, demandez-moi le quiz :« Suis-je fait(e) pour la compétition ? ».

Merci et bonne lecture !


Mots-clefs :

Compétition

Préparation physique et mentale

Anticiper

Investissements

Discipline de vie

Valeurs

Passion

Motivations

Objectifs sportifs et personnels

Réussites et déceptions

Acceptation

Patience, Endurance et Résilience


I/ Conseil n°1 : Posez-vous les bonnes questions

  Avant de vous lancer dans une année de compétition, quel(s) qu’en soi(en)t le ou les objectifs, il est nécessaire sinon primordial de faire un point avant tout sur vous-même et d’en parler aussi à votre entraîneur principal. En effet, faire de la compétition n’est pas anodin ni aisé en soi même si de visu cela paraît simple et attrayant de par la démonstration des programmes, les costumes, etc. L’envers du décor est plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, préparer une compétition ne se fait pas du jour au lendemain mais nécessite un investissement à la fois personnel, physique et mental. Au-delà du niveau technique requis pour en faire et celui attendu pour la première compétition et les suivantes, la motivation personnelle en accord avec vos moyens présents et potentiels est davantage importante et compte tout autant !

Voici les questions fondamentales à vous poser avant de vous inscrire dans cette filière pour la saison à venir : 

1) Pourquoi faire de la compétition ?

  Souvent on ne se pose pas cette question telle qu’elle car la réponse nous paraît a priori évidente. Pourtant c’est la base de la base. Vous vous dites certainement : « j’ai toujours eu envie de faire de la compétition ». Mais savez-vous vraiment pourquoi, ou pour quoi et qu’est-ce qui en vous a déclenché cette envie ou ce désir ? Est-ce parce que vous regardiez les copains copines en faire et cela vous a donnée envie ? Avez-vous assisté à des compétitions dans une patinoire ? Est-ce parce que vous regardiez les compétitions à la télévision ? Ou encore parce que vous étiez ou êtes fan d’un patineur/d’une patineuse qui était ou est votre modèle ? Peut-être aussi un de vos entraîneurs vous en a parlé parce qu’il ou elle voyait en vous un certain potentiel ? Bref, quelle(s) que soi(en)t la ou les motivations qui ont déclenché en vous ce désir, il est important d’en prendre conscience car c’est ce qui vous aidera à tenir sur la durée. Je parle ici au niveau mental. Car la compétition engendre pas mal de stress, de remises en question, de coups durs mais si vous savez au fond de vous pourquoi vous êtes là et faites de la compétition alors rien ne pourra vraiment vous ébranler. 

2) Pour qui ?

Cette question rejoint la précédente et la complète. Elle n’en est pas moins importante. La compétition en tant que telle a beau être une démonstration publique notée et jugée, cela doit être en premier lieu votre propre défiLa passion doit surpasser de loin l’envie de plaire. Faire de la compétition c’est avoir déjà au fond de soi un esprit compétitif. Vouloir et aimer se battre pour soi, faire de son mieux, se dépasser, se surpasser. Atteindre des objectifs et prouesses, quelles soient techniques et/ou artistiques, que l’on ne pensait jamais pouvoir réaliser. L’entraîneur sera toujours là pour vous permettre justement de montrer votre plein potentiel. Il est là pour vous accompagner sur votre chemin de progression, en accord avec vos objectifs et vos limites physiques, mentales et/ou personnelles. Il ne pourra pas vous pousser s’il voit que votre volonté et/ou objectifs sont inexistants. C’est un travail qui s’accomplit et se partage à deux. Mais vous seul(e) rester maître de votre chemin et progression. Aussi, il est important d’avoir une relation de confiance l’un envers l’autre, d’oser parler, échanger le plus possible sur vos moindres doutes, craintes. Car l’entraîneur est humain et ne pourra pas deviner tout de vous si vous ne l’exprimez pas. Ainsi, à la moindre baisse de morale ou de motivation, parler. Il y a toujours des solutions !

Face à cette question donc, si vous penser que vous devez faire de la compétition pour ou parce que, vous êtes sur la mauvaise voie. Cela ne doit pas être ni une contrainte ni encore moins une obligation. C’est un choix qui vous revient d’abord parce qu’il fait sens au plus profond de vous-même et non parce que vous souhaitez vous conformer aux attentes et désirs de vos amis, de votre famille ou de votre entraîneur. 

3) A quoi s’attendre ? 

Anticiper l’investissement demandé et nécessaire (investissement monétaire, mental, physique et temporel).

  Vouloir faire de compétition est une chose, avoir les moyens d’en faire en est une autre. Tant sur le plan personnel, physique, mental que monétaireLa préparation d’une compétition nécessite que vous ayez du temps à consacrer aux entraînements (beaucoup plus nombreux qu’en loisir) par semaine, que ce soit sur glace et hors glace. Vous devez prévoir donc un investissement monétaire et temporel conséquent. Souvent, les stages pendant les vacances scolaires sont obligatoires car primordiaux pour les compétiteurs au vu des échéances et objectifs techniques/artistiques visés. Il en est de même pour le matériel requis : des patins et lames de qualité nécessaire pour faire de la compétition sont demandés, de même qu’une tenue pour concourir. Les déplacements en compétition doivent être aussi planifiés en amont et nécessitent souvent que des nuits d’hôtel en plus du transport soient prises en compte. Même si souvent des arrangements entre parents peuvent se faire mais pas systématiquement. 

  Sur le plan physique également la préparation et la récupération physique doivent pouvoir être supportées sur la saison et demandent en sus un investissement et une discipline personnelle à suivre chez soi en plus des entraînements. 

Enfin sur le plan mental, faire de la compétition demande un caractère endurant, d’avoir du courage, de la force, de la patience et de la résilience. Même si au début vous n’avez pas tous ces traits, vous apprendrez à les développer au fur et à mesure de la pratique. Mais il est important d’avoir à la base une certaine personnalité, d’être déterminé(e) à, ce qui rejoint les questions précédentes sur le pourquoi et le pour qui vous voulez faire de la compétition !

4) Ai-je le niveau minimum nécessaire ?

Parlez à votre/vos entraîneurs

Les niveaux minimums requis aujourd’hui pour participer aux compétitions sont beaucoup plus accessibles qu’auparavant. C’est à la fois positif et regrettable. Positif car cela permet à de plus en plus de patineurs d’accéder à la compétition, regrettable car décroît la valeur et le niveau de ce qu’était la compétition auparavant en France. C’est dommage dans un sens où cela semble « plus facile » de faire de la compétition, enlève le critère de « dureté » ou de « devoir se battre » pour accéder à la compétition. Faire qu’elle se mérite. Comme si on avait travaillé dur pour y arriver. Cette « dureté » relative était un gage d’engagement de la part du patineur. C’est en cela qu’il y avait du bon. Si tout semble facile d’accès, tout le monde peut le faire et dans ce cas beaucoup plus de personnes arrêtent ou s’investissent à moitié. Cela peut être ressenti ou vu comme une « perte de temps », à la fois pour le patineur et pour l’entraîneur, vu l’investissement personnel, monétaire, physique et mental que cela a demandé. 

  Aussi, cette question relative au niveau doit venir une fois les trois questions précédentes abordées. Vous devez savoir clairement et honnêtement si votre niveau actuel est déjà une bonne base en soi pour concourir aux premiers niveaux de compétition possibles selon votre âge et quelles sont vos potentielles évolutions en accord avec les niveaux techniques et artistiques attendus. Parlez-en avec votre entraîneur pour connaître son avis. Sachez que la décision définitive d’intégrer le groupe compétition lui reviendra avant tout car lui seul peut évaluer votre niveau actuel et analyser votre potentielle progression selon les exigences de la discipline. 

  Si vous êtes adulte, pas de panique ! De plus en plus de compétitions réservées aux adultes se développent partout dans le monde et il existe aussi bien des épreuves jugées uniquement sur l’artistique que d’autres jugées sur le plan technique et artistique à l’image des compétitions « classiques ». Pour en savoir plus, vous pouvez lire le règlement international des compétitions adultes : https://enharmonice.com/wp-content/uploads/2026/08/IAFSC-Technical-Announcement-2026-27.pdf

Pour en savoir plus sur les règlements des compétitions : https://enharmonice.com/reglementation-et-medailles-de-club/


II/ Conseil n°2 : Se préparer mentalement, physiquement et personnellement

Quel que soit votre niveau, les compétitions sont un moment souvent stressant pour la plupart des patineurs et quel que soit leur âge. C’est tout à fait normal car il s’agit d’une épreuve évaluée, jugée aussi bien sur votre niveau technique que sur vos compétences artistiques. Le travail que vous avez fourni pour en arriver là mérite d’être pris en compte. Mais comme toute évaluation, elle ne se passe pas toujours comme prévu. Et quand le physique et le mental surtout sont en jeu, vous pouvez vous sentir déstabiliser pour le moindre problème, souci ou incident que vous n’aviez pas anticiper. Aussi, il convient d’être conscient de ces aléas pour être à même de pouvoir les surpasser le jour J.

1) Défier les a priori et anticiper : les préparatifs mentaux et physiques

Vous voyez les autres faire de la compétition et vous vous dites que « ça a l’air facile ». Vous vous voyez bien en faire, avoir une tenue, choisir une musique, etc.; ça a l’air plaisant présenté comme cela ! Mais il n’en est rien ou tout du moins ce n’est pas toujours le cas. Parfois le sourire en compétition cache une toute histoire que celle du compétiteur ou de la compétitrice heureuse. C’est surtout que pour arriver à un tel niveau, des heures et des heures d’entraînement sont nécessaires, et parfois ne suffisent même pas. Parfois aussi le résultat attendu et espéré n’est pas au rendez-vous. Car souvent, le stress de la compétition impacte votre moral, votre état d’esprit et vos capacités physiques à ce moment-là sans que vous puissiez le contrôler. 

 Ainsi, la répétition des programmes, les mises en situation, vos heures d’entraînement et votre préparation mentalepeuvent vous préparer au mieux à cette situation. Même si vous jugez que l’enjeu n’est pas de taille ou qu’il n’y a pas de raison pour que vous soyez stressé(e) ce jour-là, sachez que c’est humain et qu’il vaut mieux anticiper ces aléas plutôt que de les ignorer, par fierté ou par égo. Stresser n’est pas une faiblesse en soi, ni savoir contrôler son stress. Par contre faire comme si ça ne pouvait pas vous arriver en est une. Parlez-en avec des compétiteurs pour savoir à quoi vous attendre et comment eux le vivent et/ou ont appris à se préparer mentalement pour faire face à leur stress. Plus vous aurez des informations à ce sujet plus vous serez rassuré(e) ou connaîtrez déjà les principaux paramètres à prendre en compte en compétition.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les exercices que vous pouvez faire chez vous ou à n’importe quel moment, avant la compétition, pendant, etc. Contactez-moi !

2) Connaître des réussites et des déceptions

  La compétition n’apporte pas toujours son lot de réussites, de joies ou de bonheurs. Parfois, une saison peut très bien se passer comme ne pas être à la hauteur de vos attentes et de votre travail. Parfois aussi des blessures, maladies ou autres imprévus de la vie viennent se greffer à une année plutôt bien commencer. C’est ça aussi le sport, la compétition. Le patinage est un sport très dur qui demande beaucoup d’investissements personnels, physiques, monétaires et mentauxcomme vous l’avez compris. Tout le monde n’est pas fait pour ce sport et tout le monde n’est pas fait pour la compétition ! Sachez-le. Et ce n’est pas grave en soi. Maintenant, si vous souhaitez tester une année de compétition, parce que vous souhaitez vraiment au fond de vous en faire (cf. questions de la première partie), alors allez-y à fond ! Mieux vaut aller jusqu’au bout de vos objectifs et à 200% plutôt qu’à reculons et à 20%. Bien sûr il y a une juste mesure. Mais la vie est trop courte pour des regrets. Alors si vous pensez que vous prendrez plus de plaisir à en faire et que vous regretterez plus tard de ne pas en avoir fait, alors allez-y, foncez ! 

Au fond vous n’avez pas grand-chose à perdre et cette expérience vous apportera des apprentissages qui vous serviront dans votre vie, pas seulement en tant que patineur mais en tant que personne ! Le patinage est une école de la vie !

3) Gérer la récupération et le post-compétition : sur le plan physique (corps, nutrition, sommeil) et sur le plan mental (bilan)

 Vous l’aurez compris, une compétition se prépare en amont. Si vous souhaitez débuter en septembre, sachez déjà qu’il est un peu tard pour participer aux premières compétitions prévues pour la plupart en automne. Une compétition se prépare déjà à la fin de la saison dernière, c’est-à-dire en juin et souvent aussi pendant les stages d’été. Déjà il vous faudra choisir une musique (en général gardée 2 ans), validée ensuite par l’entraîneur qui devra procéder ou non à un montage si vous ne pouvez pas le faire. Ensuite viendra le montage même du programme, le schéma général, la chorégraphie, le placement des éléments techniques minimum obligatoire, puis les transitions (pas, mouvements…) entre ces éléments. Ce montage s’effectue avec la participation de l’élève car c’est lui qui patine. Le programme doit ainsi refléter son caractère, son mode de patinage, son expressivité. Aussi, plus vous participez à la chorégraphie de votre programme, mieux ce sera : pour vous déjà (plus de faciliter à vous approprier votre programme et à vous en souvenir), et pour les juges. N’oubliez pas que vous êtes aussi évalué(e) sur l’artistique (voir composantes) et que ce critère compte beaucoup, surtout pour les niveaux régionaux et adultes, lorsque vous débutez. Car la technique étant moins présente, l’évaluation artistique prévaut sur l’évaluation de la technique.

  • Une récupération en trois temps 

Après une compétition et avant la suivante, un temps de récupération est à prévoir, même s’il est de courte durée. Une récupération déjà physique. Vous devez dormir, vous reposer, couper physiquement au moins un jour ou selon l’évaluation de votre entraîneur. Faites une pause physique et mentale avant tout, sans vous préoccuper trop de ce qu’il s’est passé pendant la compétition, ni de votre résultat. 

  Un temps de recul est nécessaire pour faire le bilan plus approfondi de votre performance. Un premier bilan est fait normalement avec votre entraîneur dès votre sortie de glace, juste après votre passage en compétition (bilan « à chaud »). Ensuite, un second vient avec la visualisation de votre « fiche de résultats » ou « fiches de notes ». Sur celle-ci sont indiquées précisément les notations des juges attribuées pour chacun de vos éléments de programme, les composantes, les éventuelles pénalités, etc…et votre score technique (TES) et artistique (PCS)  global. Je ferais un petit article sur « comment lire une fiche de notes ? ».

 Cette récupération mentale est nécessaire et complète la récupération physique. Vous devez relâcher le stress accumulé, la pression, les émotions aussi. Hydratez-vous, mangez équilibré sans excès, étirez-vous. A posteriori avec plus de recul, repensez à votre performance, revoyez la vidéo filmée de votre programme et faites un bilan personnel sur ce que vous en avez pensé, les éléments que vous avez réussis, ceux que vous avez éventuellement « ratés », « omis » , comment vous vous êtes sentis avant, pendant, après ? Comment vous auriez pu éviter cela, améliorer cela, etc. Bref faites un bilan global pour vous permettre ensuite de rebondir et de savoir quoi faire pour vous améliorer, faire mieux à la prochaine compétition. Fixez-vous des objectifs, même petits. Cela vaut mieux que de prévoir des objectifs trop importants ou trop dures pour être atteints en temps et en heure et/ou physiquement. C’est ce que nous allons voir dans cette troisième partie.

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III/ Conseil n°3 : Se lancer avant tout et accepter. Faire preuve de patience, de détermination et de résilience

  • Se fixer des objectifs atteignables

 Se fixer des objectifs atteignables, mesurables est un gage de réussite sur le long terme. Non seulement cela vous permettra de tenir mentalement et physiquement sur la durée, mais ils vous permettront aussi de renforcer votre confiance en vous. Il est important que ces objectifs soient établis aussi avec votre entraîneur pour que vous puissiez allez de concert et être sur la même longueur d’onde. Ce paramètre est primordiale car il vous permettra de progresser et de ne pas être déçu(e) de vous-même ou de ce que vous auriez pensé atteindre comme niveau et objectifs. 

  • Suivre une hygiène de vie et une discipline sportive adéquate

  Les résultats espérés sont le fruit d’un ensemble de paramètres et de routines mises en place. Que ce soient la présence régulière aux entraînements, la fixation d’objectifs, la mise en place d’un planning et d’un plan d’entraînements ou encore une préparation physique et mentale globale, vous devez aussi vous-même portez attention à ce que vous faites en dehors de la patinoire et des cours. C’est-à-dire chez vous ou sur votre temps personnel. Il serait en effet dommage de « gâcher » le travail accompli avec vos entraîneurs. Vous pouvez faire des « écarts » de temps en temps, que ce soit sur le plan nutritionnel ou physique, mais vous devez rester conscient de ce pour quoi vous le faites et sans perdre de vus vos objectifs. Il est d’ailleurs préférable de « lâcher prise » de temps en temps que tout d’un coup après la saison. Tout est une question d’équilibre. Si cela peut vous faire du bien, surtout au niveau mental, pour relâcher la pression, faites-le. Culpabiliser ne servira à rien et au contraire empirera votre état. Soyez juste en accord avec vous-même et honnête aussi envers vous. Rien n’est grave à ce niveau-là !

A plus long terme et en fonction de votre niveau de compétition atteint ou à atteindre, cette hygiène de vie et cette discipline devra être plus exigeante au regard des difficultés du sport et de l’intensité des entraînements à suivre. 

  • Faire preuve de patience et de courage

  La patience comme le courage sont les deux qualités principales à avoir pour se lancer dans ce sport et la compétition. Le courage de se battre, de se montrer face aux juges, d’oser échouer, de tomber, de ne pas avoir peur d’y aller jusqu’au bout. La patience aussi d’apprendre, d’acquérir chaque élément technique demandé, de peaufiner chaque geste, chaque détail. D’avoir toujours en soi cette « niaque » d’aimer perfectionner un pas, un saut, une pirouette. D’apprendre toujours et encore. Car c’est cela le patinage. Vous aurez toujours quelque chose à travailler, à acquérir car la technique et les exigences de cette discipline augmentent chaque année toujours plus. Car la concurrence est rude. Mais si vous avez la passion en vous, rien ne vous arrêtera. Donc allez-y !

  • Prendre plaisir 

  Enfin pour finir, il est très important de garder le plaisir du patinage avant tout ! Que vous décidiez ou non de faire de la compétition, c’est ce qui vous permettra de toujours vouloir mettre un pied sur la glace, de revenir patiner encore et encore quel que soit votre âge et les aléas de votre vie. Mais si vous faites de la compétition, le plaisir doit vous guider dans l’accomplissement de vos objectifs. Concourir pour concourir n’a pas de sens. Vous le faites parce que vous aimez avant tout patiner et souhaitez performer davantage, vous challenger, allez le plus loin possible dans vos potentialités. Ce qui distingue du loisir c’est l’esprit que vous avez pour la compétition, le fait de vous mettre en concurrence avec d’autres, de vouloir faire mieux que. Déjà par rapport à vous et vos résultats passés, et ensuite par rapport à d’autres. Aussi, l’esprit compétitif doit être autant important que le plaisir. L’un ne va pas sans l’autre. Car le plaisir vous sauvera en cas de doutes ou de coups durs. L’esprit compétitif lui sera là quoi qu’il en soit mais si le plaisir disparaît ou n’est plus aussi intense alors ce sera davantage difficile de tenir et ce sera le moment de vous poser les bonnes questions…


CONCLUSION

  En conclusion, après avoir lu cet article, dites-moi si vous avez encore des questions au sujet de la compétition. Si vous avez encore des doutes à ce sujet. Cette décision n’est pas simple et mérite qu’on y prête attention. C’est un engagement. Déjà envers vous-même mais aussi pour votre entraîneur. Ne le prenez pas à la légère. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte. L’investissement demandé n’est pas minime. Si vous vous y engagez cette année, allez-y jusqu’au bout et faites-moi part dans les commentaires de votre décision, de votre expérience, etc. 

Et si vous souhaitez allez plus loin, je vous invite à consulter les règlements relatifs aux compétitions sur le site de la Commission Sportive Nationale du Patinage Artistique (CSNPA) et de l’ISU (en anglais). 

Retrouvez aussi le quiz « Suis-je fait(e) pour la compétition ? » en m’envoyant un message à : messages@enharmonice.com ou en remplissant le formulaire de contact ci-après !

Merci pour votre patience à me lire !

A bientôt !

Noëlla RICHARD

Noëlla RICHARD

Pour l’amour de la glisse..

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