INTRODUCTION
Vous êtes tenté(e) par la pratique du patinage sur glace mais vous ne savez pas par où commencer ni si vous êtes fait pour ce sport ?
Cet article vous permettra d’avoir un premier aperçu de la discipline ainsi que des conseils pour vous y mettre pas à pas. Mais comme pour tout sport ou toute expérience quelle qu’elle soit, essayer est l’étape initiale incontournable pour savoir si cela vous convient ou non ! Il n’y a aucun risque à essayer. Tant que vous suivez votre cœur, vos envies et intuitions, vous serez toujours au bon endroit !
Pour avoir déjà des conseils sur le matériel, équipements et vêtements indispensables à votre pratique, rdv sur la page de mon site dédiée à cela : https://enharmonice.com/debuter-en-patinage-artistique/
Et si vous hésitez toujours à la fin de l’article, cliquez sur le lien ci-après pour recevoir le test personnalisé « Suis-je fait(e) pour le patinage sur glace ? » :
Bonne lecture !
Mots-clefs :
– âge adulte
– patinage sur glace
– peur de tomber
– déculpabiliser
– changer le rapport à soi et à la discipline
– se détacher des préjugés et mythes sur le patinage
– accepter de débuter
– popularité croissante des cours adulte
– patience, persévérance et résilience

I/ Déculpabiliser par rapport au fait de commencer à l’âge adulte
Souvent, lorsque l’on entreprend une activité nouvelle à l’âge adulte, on se pose un tas de questions qu’on ne se posait pas plus jeune ! Et pour cause, notre vie est devenue plus compliquée, ou tout du moins elle nous paraît l’être. Nous avons plus de responsabilité, entre le travail, la famille, les loisirs, les amis…Comment s’organiser dans tout ça, qui plus est lorsque notre vie nous paraît un tant soit peu ordonnée ! S’ajoutent à cela les moyens physiques et financiers. Passé la trentaine en effet nous nous sentons différent d’un point de vue énergétique. Nous avons moins la force, moins l’envie de, on est plus posé. Mais cela dépend bien sûr de chacun. Mais c’est toutefois un fait en soi. Et plus on avance dans l’âge, plus on doit écouter notre corps et y prêter davantage attention que si on avait 20 ans !
Moins souple, plus raide, moins endurant, peut-être déjà pour certains des soucis physiques récurrents, des blessures passées, qu’elles aient été physiques ou morales. Bref, notre passé est là et fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Et c’est certainement tous ces paramètres qui déclenchent en vous un tas de questions dont font partie celles relatives à la pratique du patinage sur glace.
Et cela est d’ailleurs tout à fait normal ! Car le patinage artistique sur glace n’est pas un sport facile, loin de là. Il peut faire peur par le fait de se pratiquer sur de la glace, et donc engendre directement des questions et réticences mêmes sur la simple et directe association que le cerveau fait entre glace – chute – blessure ou traumas. C’est ce que j’évoque précisément dans mon article sur « Comment gérer la peur de tomber en patinage ? ». En effet, il existe dans notre cerveau des mécanismes physiologiques et neuronales qui engendre la création de l’émotion de la peur. Ces processus s’opèrent de manière inconsciente et crée au niveau de l’hippocampe comme une « empreinte » neuronale qui se réactive dans une situation similaire qui vous confronte à un état de peur. Aussi le cerveau humain aime bien se créer des scénarios de peur quand bien même ils n’existent pas !
Ainsi, il convient avant tout de « mettre de côté » pour un temps cette « peur » et toutes les autres relatives à la pratique du pratique en essayant au maximum de « relativiser », de vous détacher de ces craintes qui pour certaines, certes existent et sont bien réelles voire justifiées, mais pour d’autres et la plupart sachez qu’elles sont le produit de votre cerveau. Le savoir et y croire vous permettra dans un premier temps d’aborder la discipline sous un autre regard. Car surtout si vous en avez envie, il serait en effet dommage de vous arrêter à ces peurs et au fait de débuter à l’âge adulte ! Et croyez-moi, vous n’êtes pas seul(e) dans ce cas et même des patineurs plus expérimentés ont aussi leurs craintes, leurs peurs, notamment celle d’échouer, de tomber, de paraître ridicule. Tout est une question de degré et de votre capacité ensuite à vous extraire de ces craintes !
II/ Se défaire des préjugés reçus sur le patinage artistique
Dans la même optique que pour la peur de commencer à l’âge adulte, nombre de mythes et préjugés sur le patinage peuvent altérer notre capacité à discerner avec lucidité notre façon de voir ce sport, et comment, de ce fait, cela crée un écart important entre la perception que l’on en a et la perception de nous-même par rapport à la discipline.
Je vous invite à lire mon article sur « Les 5 Mythes et Préjugés sur le patinage artistique » pour savoir si vous faites partie des personnes qui ont, en effet, ces a priori dans leur tête.
Après l’avoir lu, demandez-vous donc avec le recul, comment ce que vous venez de lire et d’apprendre peut vous aider à changer la perception que vous avez de ce sport et comment vous pouvez ainsi vous positionner par rapport à cela.
Par exemple si vous pensez qu’il faut absolument être souple et gracieux pour faire du patinage, lisez la section à ce propos. De même si vous êtes un homme et pensez que la pratique est réservée aux filles. Une autre section est consacrée notamment à l’âge de pratique, lisez-là !
Sachez en tout cas qu’il n’y a pas d’âge maximum pour patiner ! Les cours adultes sont d’ailleurs très en vogue à l’heure actuelle, que ce soit pour le plaisir ou la compétition, surtout dans les pays anglophones, au Québec et au Canada notamment ! Vous serez même surpris par le nombre d’adultes qui patinent dans les clubs et les créneaux qui se remplissent vite ! Alors ne tardez pas à vous décider si vous souhaitez tenter l’expérience !
III/ Se fier à soi-même avant tout !
Tout est une question de savoir ce que l’on veut. Se faire plaisir, pouvoir accompagner ses enfants en séance publique et/ou en club. Beaucoup de parents en effet souhaitent patiner en voyant leurs propres enfants évoluer sur la glace. Ils se disent alors « pourquoi pas moi ? ». En les regardant vous vous dites peut-être « ça a l’air facile », ou je veux apprendre et pouvoir nommer les éléments qu’ils font. Attention cependant à ne pas tomber dans la dérive « je veux les aider à s’améliorer ». Car non, bien que vous ayez toute la bonne volonté du monde, laissez faire les entraîneurs qualifiés et expérimentés ! Patiner et enseigner à patiner sont deux choses différentes bien que complémentaires. Mais en agissant ainsi, vous ne les aiderez pas davantage et pourriez même être contre-productif à leur progression. Si vous apprenez à patiner, faites-le d’abord pour vous-même et non pas pour prouver quelque chose à qui que ce soit, ou pour faire plaisir à. Ce sera en effet dans ces cas-là que vous serez davantage démotivé(e) plus rapidement que si vous patiner pour vous-même.
Ensuite, vous vous connaissez mieux que personne pour savoir si vous avez les capacités physiques minimum pour pratiquer ce sport. Dans tous les cas, vous aurez besoin de fournir un certificat médical obligatoire à votre inscription en club. Respectez-vous et sachez où sont vos limites et ce que vous devez faire pour prendre soin de votre santé physique. Je ne parle pas ici d’être forcément un sportif de base, juste avoir un corps en bonne santé sans gros problèmes majeurs. Mais sachez que si c’est juste parce que vous vous sentez « rouillé(e) », pas souple du tout ni endurant, ne vous inquiétez pas. Cela viendra avec la pratique, petit à petit si vous y mettez du vôtre et que vous travaillez régulièrement, en conscience et avec patience !
IV/ Se fixer des objectifs atteignables sans prise de tête
Lorsque l’on débute une activité on se sent vite submergé(e) par les tas de choses à apprendre. On est à la fois excité(e) par tout ce que l’on souhaite savoir faire et anxieux(se) par rapport à tout ce qui nous attend. Mais pas de panique ! Vous êtes justement là pour apprendre. Donc il faut accepter avant tout de ne rien savoir faire et se laisser porter par l’enseignant, l’entraîneur qui veillera à l’assimilation de chacune des étapes nécessaires pour vous emmener là où vous pouvez !
L’entraîneur(e) est en effet là pour vous aider au maximum et vous faire progresser jusqu’où vous avez envie, là où sera votre plein potentiel ! A condition bien sûr que vous y mettez du vôtre ! L’entraîneur n’est pas là pour tout faire à votre place mais vous accompagner pas à pas dans votre apprentissage ! Aussi il est très important de communiquer au maximum avec lui sur vos craintes, problèmes physiques éventuels expliquant certaines incapacités présentes ou potentielles !
Un autre conseil serait aussi de ne pas vous comparer aux autres ! Plus facile à dire qu’à faire évidemment ! Mais surtout ne vous dites pas « je suis nul(le), ou « je ne sais rien faire », « je n’y arriverais pas ». Non, tout le monde est passé par le stade de l’apprenant. Tous ceux qui ont débuté le patinage à un moment donné dans leur vie ne savait pas faire tel pas, telle figure. Acceptez donc d’apprendre comme un débutant ne sachant rien faire. Et laissez-vous porter par la pratique, pas à pas, patiemment. Vous verrez au bout d’un certain temps des progrès, même minimes, ce seront des progrès ! Notez sur un carnet votre progression, les exercices appris, acquis, ceux qu’ils vous restent à apprendre, ceux que vous aimeriez savoir faire, vos objectifs, etc…Relisez-les ensuite a posteriori pour vous rendre compte de tout ce que vous avez pu entreprendre, réaliser et ce qu’il vous reste à faire. Avec le recul et par écrit, vous vous apercevrez plus facilement de vos progrès.
En club, les passages de médailles sont là aussi pour ponctuer vos apprentissages et vous permettent ainsi de valider des étapes techniques, qui à la longue, vous donne un aperçu de votre niveau !
Filmez-vous aussi ou faites-vous filmer ! Entraînez-vous dès que vous pouvez, en club et/ou en séance publique dès que vous avez du temps ! Et n’oubliez pas non plus l’entraînement quel qu’il soit hors glace, qui est autant important que la pratique sur glace : gainage, renforcement musculaire, souplesse, endurance, vélo, etc….Tout est bon à prendre tant que vous y prenez du plaisir !
Pour en savoir plus : Nhésitez pas à me demander votre « Kit de survie estivale du patineur passionné« ‘. Vous y trouverez des conseils et astuces pour vous entraîner hors glace et débuter la rentrée sur glace en pleine forme!

V/ Commencer pas à pas : les premières bases
Apprenez ici quelques bases pour débuter le patinage sur glace en douceur. Quelques consignes simples pour prendre confiance et vous rassurer lors de vos premiers pas.
1) Monter sur la glace
La première étape consiste bien entendu à déjà tenir debout sur ses patins. Certains auront envie de rester à la balustrade quand d’autres voudront déjà glisser à toute allure et s’élancer sur la piste. Dans l’un comme dans l’autre cas, quelques mesures de sécurité simples vous seront toujours utiles pour la suite de votre parcours !
Avant de monter sur la glace, vérifiez déjà l’état de votre matériel ainsi que de votre équipement :
- Vêtements longs, souples et assez chauds pour tenir sur la glace au moins 1h, surtout si c’est l’hiver. Munissez-vous obligatoirement de gants (évitez les moufles). Vous pouvez mettre un bandeau ou un bonnet. Enlevez tout bijou et/ou accessoires qui pourraient vous gêner et vous blesser durant la pratique. Si vous pouvez, enlevez vos lunettes de vue.
- Vérifier l’état de vos patins, que ce soit les vôtres ou encore plus ceux de location : état des lames (affûtées), des lacets, des crochets et des vis tenant les lames.
- Lacez correctement vos patins pour qu’ils vous tiennent suffisamment la cheville et le pied sans trop non plus le compresser.
- Avant de chausser, assurez-vous que vous ayez la bonne pointure : en général, une pointure au-dessus de sa pointure de chaussure habituelle, mais pas nécessairement. Cela dépendra aussi si vous préférer porter des chaussettes ou pas et leur épaisseur. Sachez cependant qu’il est préférable de mettre des chaussettes fines, ou de type bas, des socquettes, ou des chaussettes montantes pour protéger la cheville et le tibia si vous n’avez pas de protège-malléoles.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des règles et conseils concernant l’équipement du patineur dans l’onglet : https://enharmonice.com/debuter-en-patinage-artistique/
Une fois ces vérifications faites, vous êtes prêt(e) à monter !
Allez-y doucement. Posez un pied puis l’autre sur la glace. Vous pouvez vous tenir au début à la balustrade pour prendre confiance.
Ensuite, voici quelques premières consignes utiles pour se stabiliser et commencer à patiner en avant:
- Écarter les pieds à la largeur des hanches, du bassin. Votre centre de gravité doit se situer au milieu entre vos deux pieds si on prend le nombril de référence. Pliez légèrement les genoux et chevilles sans casser le bas du dos (rentrer les fessiers). Si vous pliez correctement, vous devez cacher le bout de vos bottines avec vos genoux (et donc ne pas voir vos bottines.
- Relâcher le haut du corps Vous pouvez chercher de l’équilibre en les ouvrant légèrement des deux côtés (à l’image du funambule). Penchez-vous légèrement en avant.
- Au début, la démarche est à l’image du « pingouin ». Les pieds forment un V (talons collés l’un contre l’autre) et l’on glisse un patin puis l’autre en suivant cette forme de V à chaque fois. On pousse ainsi sur le côté pour avancer. On n’est jamais sur la pointe en ligne droite. Le tracé de votre pied se fait en diagonale par rapport à votre corps. On glisse ainsi avec toute la lame sur le côté. C’est le principe qui s’applique pour la marche avant.
2) Savoir tomber, se relever
Se stabiliser et avancer en avant est une chose. Savoir tomber et se relever en est une autre.
Commencez déjà par vous asseoir sur la glace, tranquillement, les jambes en V sur la glace. Pour se relever mettez-vous sur les genoux. Posez les deux mains sur la glace, puis soulever une jambe puis l’autre en vous aidant des mains qui appuient sur la glace. Posez à chaque fois le patin et sa lame d’un côté puis de l’autre en restituant la position initiale pour se tenir debout (deux pieds écartés à la largeur du bassin, les pieds inclinés légèrement en V vers l’extérieur). Les bras des deux côtés de votre corps, bras relâchés ou tendus si cela vous aide à trouver votre équilibre.
Recommencez cet exercice autant de fois que vous le souhaitez pour être à l’aise et pouvoir l’effectuer ensuite naturellement sans avoir forcément à vous aider de vos mains !
Astuce si vous avez des enfants :
Vous pouvez faire de même avec vos enfants et jouez avec eux par exemple en leur faisant faire une sorte de défi à celui qui se relève le plus vite
Apprendre à tomber et déculpabiliser la chute :
Pour apprendre à tomber, ça ne s’improvise pas. Laissez-vous glisser en douceur pour tâter le terrain jusqu’à vous laisser tomber sur la glace. Plus vous vous laisserez faire moins dure sera la chute. Surtout sachez qu’il est tout à fait normal de tomber. Plus vous tomberez plus vous déculpabiliserez et plus vous avancerez dans votre pratique. Il en est de même pour les enfants. Plus ils s’habitueront à tomber plus cela leur « passera dessus » et ils n’y prêteront plus autant d’attention ni se focaliseront là-dessus lors de leur apprentissage.
3) Savoir s’arrêter
Enfin, en tant que débutant, vous apprendrez à devoir vous arrêter. Pour les adeptes du ski, sachez qu’en patinage il y a aussi le freinage en « chasse-neige » qui s’effectue en pliant les genoux et chevilles et en appuyant fortement avec ses patins sur la glace. On dessine ainsi une forme de « V inversé ».
Il s’agit de la première façon de freiner lorsque l’on débute. Par la suite, vous apprendrez le freinage « parallèle » qui existe aussi en ski .
4) Les premiers exercices de bases
Patiner en arrière
Pour patiner en arrière, cela peut prendre un peu plus de temps pour certains. Il y a en effet toujours cette appréhension à devoir reculer en glissant avec cette peur de pouvoir tomber. Les repères ne sont pas encore établie, la visibilité non plus, la technique encore moins. Mais pas de panique. La posture du corps est similaire à celle lorsque l’on patine en avant. Restez souple, fléchi(e), le poids du corps vers l’avant. On est en effet appuyer sur le milieu avant de la lame lorsque l’on patine en arrière et sur le milieu arrière lorsque l’on patine en avant.
Les pieds sont positionnés à l’inverse de la démarche « pingouin ». On parle de l’image du « toit de maison » (« V inversé » comme pour le chasse-neige). Les pointes de pieds se touchent.
On patine ainsi en poussant un pied et l’autre en diagonale comme si on repoussait la glace pour de ce fait reculer. Vous pouvez faire cet exercice à la barrière si vous le souhaitez. Repoussez la barrière de vos deux mains pour avoir un peu de vitesse au début (en prenant garde à ce qu’il n’y ait personne derrière vous). Regardez toujours derrière l’une de vos épaules lorsque vous patiner en arrière. En avant et lorsque vous patinerez davantage avec plus d’aisance il est toujours important de lever les yeux, non seulement pour réaliser les mouvements (alignements du corps) d’un point de vue technique, pour la grâce et l’artistique de ce sport, mais aussi et surtout pour une question de sécurité ! La vôtre et celle des autres patineurs ! Pensez-y autant de fois que vous le pouvez, car même si nous le savons, nous oublions souvent cette consigne qui pourtant est fondamentale !
Les citrons
Les citrons sont un des premiers exercices que l’on apprend pour se propulser, aller de l’avant et en arrière. C’est aussi un exercice d’échauffement que l’on peut complexifier par la suite selon le niveau (en effectuant des sauts par exemple).
Il s’agit tout simplement de dessiner avec ses patins des citrons sur la glace. Pour cela, on peut s’aider ou non d’un plot que l’on place sur la glace (ou plusieurs espacés en ligne droite ).
En avant, on part les deux patins talons collés (en « V) et on les ramène ensuite pointes de pieds collés pour terminer la forme et ainsi « passer le plot ». On enchaîne ainsi de suite les plots. En ramenant les pieds collés, il est important de tendre les deux jambes (genoux rentrés, tendus). Au départ on fléchit genoux et chevilles. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un exercice de propulsion. L’objectif étant de se déplacer en émettant une pression au départ pour avancer, se déplacer vers.
En arrière, même principe sauf que l’on part les pointes de pieds collés (« V inversé », toit de maison) et on ramène ensuite les deux talons puis les deux pieds collés. Au début vous ressentirez plus de difficulté qu’en avant car il faut mettre davantage de pression et on sollicite plus les abducteurs qu’en avant. Mais c’est une question d’habitude qui viendra rapidement avec la pratique !
Passez ensuite à cet exercice sans les plots.
Vous pouvez ensuite les pratiquer plus ou moins grand. Les petits citrons effectués rapidement vous permettront de gagner en vitesse d’exécution, en dextérité, vous échauffant ainsi de manière dynamique ; quand les grands citrons plus amples vous permettront de travailler davantage sur l’amplitude du mouvement, le travail musculaire plus profond des jambes. L’objectif reste toujours le travail de la propulsion.
Les premières figures d’équilibre:
Enfin, voici quelques figures simples d’équilibre pour gagner en confiance et stabilité et effectuer peu à peu un travail de patinage sur un pied qui est l’objectif de la pratique !
Ces exercices peuvent s’effectuer sur l’une ou l’autre des jambes, en avant comme en arrière. Ce qui change entre l’avant et l’arrière est la position du poids du corps dans le patin. En avant, le poids du corps se place sur le milieu arrière de la lame. En arrière, sur le milieu avant (coussinets du pieds, après les orteils).
a) La cigogne
Cela consiste à se mettre sur une seule jambe qui est tendue (genou rentré). La jambe libre (qui ne touche pas la glace) est placée parallèle à l’autre, genou dans l’axe, monté vers le haut, la pointe du patin libre touchant la malléole du patin d’appui (qui est sur la glace). On peut monter la jambe libre plus ou moins haute (au niveau du genou de la jambe d’appui).
Pratiquez cet exercice avec de la vitesse que ce soit en avant ou en arrière. Pour trouver l’équilibre, tendez les bras de part et d’autre de votre corps et fixer un point devant vous en avant. En arrière, prenez garde à ce qu’il n’y ait personne en vous lançant
b) La petite boule
La petite boule (aussi appelée « petite bonne femme ») consiste à glisser les deux pieds parallèles sur la glace et à descendre au maximum son corps (l’idéal est d’avoir les cuisses parallèles à la glace et le dos droit, dans l’objectif par la suite de travailler la position de pirouette assise).
Pour plus de difficultés, vous pouvez tendre une jambe devant (cafetière).
c) L’avion/l’arabesque
L’avion consiste à glisser les deux jambes parallèles tendues, le dos plat, la tête et le menton relevés, les deux bras écartés sur les côtés.
L’arabesque est la position visée et consiste à lever une jambe derrière, tendue elle aussi et si possible le genou au-dessus de la hanche de la jambe d’appui (critère de validité de la figure). Voir : https://enharmonice.com/dicoglace-lexique-des-termes-utilises-en-patinage-artistique/
5) Patience, endurance et résilience : les qualités indispensables à avoir
Je terminerais cet article par ces conseils à avoir lorsque l’on souhaite pratiquer le patinage sur glace et que l’on vient tout juste de débuter. Sachez que ce sport nécessite beaucoup d’endurance, de patience et de persévérance pour atteindre un niveau quel qu’il soit et commencer à maîtriser des techniques vous permettant de vous sentir plus à l’aise et même par la suite libre de les exécuter sans y réfléchir.
Si vous aimez apprendre, cogiter, découvrir sans cesse, corriger chaque détail et surtout vous laisser guider par les entraîneurs qui sont là pour ça, pour vous aider à acquérir une technique, des bases solides et bien plus encore, vous êtes au bon endroit.
Sachez aussi que les adultes qui débutent deviennent rapidement fan de ce sport parce que justement ils aiment apprendre, comprendre et analyser les mouvements dans le détail. En tant qu’entraîneur, j’adore justement entraîner ce public car cela me permet de leur détailler chaque élément technique en profondeur. Cela me permet de devoir aussi analyser ma façon d’apprendre, en détaillant chaque geste, en essayant de comprendre le pourquoi du comment, d’apprendre toujours en continue sur la technique du patinage associée au fonctionnement du corps et du cerveau humain. Car tout est lié. On peut corriger une personne d’une telle manière en lui expliquant un geste technique par un moyen, quand pour un autre élève on l’expliquera différemment. Chacun à sa façon de comprendre et d’apprendre et c’est aussi à nous de nous adapter à la manière de fonctionner et de comprendre d’une personne. C’est là toute la richesse de l’enseignement et c’est ce qui me plaît énormément dans mon métier ! Sans l’élève l’entraîneur n’est pas grand-chose et pour moi la manière la plus riche d’enseigner est de faire participer l’élève à son propre apprentissage et vice-versa. L’entraîneur apprend aussi par l’élève.
Aussi, si vous avez encore un doute quant à savoir si ce sport est fait pour vous ou non, le meilleur moyen de le savoir est d’essayer !
J’espère que cet article vous a plu!
En attendant de vous mettre aussi des vidéos d’apprentissage sur ma chaîne YouTube, découvrez dès à présent comment organiser vous-même vos séances lorsque vous patiner seul(e) en séance publique !

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Merci:)


Pour l’amour de la glisse..


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