« Comment le patinage est entré dans ma vie… »

  

Je pense que pas mal de personnes se posent cette question. Et c’est bien légitime ! On ne sait jamais vraiment comment naît une passion mais on se souvient exactement comment elle a commencé. Comme quelque chose de magique qui entre dans votre vie et vous lie à jamais. Comme une maladie qui vous donne chaud, remplit tout votre corps d’euphorie, d’énergie, comme si vous aviez soudain des pouvoirs magiques qui vous donnent une telle force que vous ne pouvez plus vous en passer. Une addiction. Comme l’amour. Elle vous rend joyeuse un jour et triste un autre. Elle occupe votre esprit du matin au soir, en week-end ou en vacances ou quand vous êtes seul(e), isolé(e) et même déprimé(e). Car sans la passion vous ne vous sentez plus exister. C’est comme si vous vous étiez trouvé(e), c’est votre essence même, ce qui fait de vous ce que vous êtes réellement. Mais ça vous le découvrez avec le temps. En tout cas c’est cela que j’ai compris avec le patinage, alors qu’au début jamais je ne l’aurais pensé.

 Tout a débuté lorsque j’avais 9 ans, lorsque j’étais en classe de CM1 ou début CM2. C’est une amie que je connaissais depuis la Maternelle (et avec qui je suis toujours en contact, la plus ancienne amie). Avant cette période, je n’avais pas d’activité sportive extra-scolaire. J’avais commencé très tôt par le « Jardin musical » lorsque j’avais à peine 2 ans et demi, une sorte de classe pour découvrir la musique, les sons. La musique était entrée en premier dans ma vie, avec le dessin. Il faut dire, mes parents et ma sœur jouaient du piano et ma maman dessinait, c’était son métier. J’avais grandi dans cet univers artistique qui me suit depuis.

A l’âge de 7 ans je débute la harpe. Je ne voulais pas faire du piano comme ma famille, je voulais jouer un instrument différent, et j’étais aussi intriguée par le violon (mon père m’avait fabriqué un violon plat en bois ). J’ai donc fait 2 ans de harpe au conservatoire de la ville proche de Bry-sur-Marne où je vivais. Mais mon professeur que j’adorais avait décidé de partir vivre dans une île (mais je ne sais plus laquelle), en tout cas dans un pays chaud. Et je n’ai pas aimé sa remplaçante. C’est pourquoi je décidai d’arrêter. 

 Mais la musique m’a rattrapée. Cette même amie, qui m’a fait découvrir le patinage, pratiquait aussi le violon en parallèle dans une association de la ville, « Les Violons de Bry », qui d’ailleurs existe toujours  (https://www.lesviolonsdebry.fr). Et c’est ainsi que j’ai souhaité commencer et le violon et le patinage artistique, deux disciplines qui se sont avérées être fort difficiles et si particulières qu’elles me plaisaient d’avance. J’adore les choses compliquées, car il y a toujours quelque chose à apprendre et on ne s’ennuie jamais !

Revenons-en au patinage…Mes premiers pas sur la glace…

A Bry-sur-Marne où je vivais, pas de patinoire, d’ailleurs à cette époque (1999), le patinage n’était pas aussi populaire et médiatisé qu’aujourd’hui. Vu souvent comme un sport « riche », rare, au même titre que l’équitation. Enfin c’est en tout cas ce que je pensais. Le patinage coûte cher, est-ce que je pourrais vraiment en faire ?

La patinoire la plus proche en voiture était celle de Neuilly-sur-Marne, sur une place de marché, dans un quartier de banlieue où il ne faisait pas bon de traîner trop le soir. Mais là n’est pas le sujet.

Patinoire de Neuilly-sur-Marne

La patinoire de Neuilly-sur-Marne. https://speqtris.sport/realisation/patinoire-de-neuilly-sur-marne/

Je me souviens encore de son odeur, cette humidité dès qu’on y entrait, les vestiaires et le bar au fond surplombant la piste. C’est dans cette patinoire qu’est née mon rêve de souhaiter un jour m’acheter une patinoire et de dormir juste au-dessus. En fait je visualisais, et encore aujourd’hui je pense, la patinoire de Neuilly-sur-Marne. C’est fou d’ailleurs comme les premiers souvenirs sont les plus marquant et sont ceux auxquels on s’attache le plus. Pourtant rien d’extraordinaire, mais venant d’yeux d’enfants, le matériel et l’environnement deviennentt tout de suite un rêve, un imaginaire insaisissable tellement il nous paraît merveilleux. Et le fait de pouvoir glisser, quelle sensation de plaisir, de liberté et de légèreté. Je crois que c’est cela au fond qui me plaît le plus dans le patinage. Ne pas pouvoir sentir le poids de la terre, mais être comme en apesanteur au-dessus de la glace, cet univers froid, frais qui vous vivifie tout le corps et vous fait sentir vivant. Un pas puis deux sur la glace et hop vous êtes propulsé(e) à moindre effort, sans ressentir cette attraction terrestre.

Mes parents nous ont emmené ma sœur et moi (car elle voulait aussi tester le patinage), faire un cours d’initiation à l’école de glace de la patinoire de Neuilly-sur-Marne. Je me souviens qu’il a fallu s’équiper d’un casque. On a dû attraper un plot assez haut pour y mettre les deux mains et hop nous voilà propulsées sur la glace à devoir rejoindre les autres élèves au fond de la piste.

J’ai gardé un souvenir mitigé de cette séance qui me paraissait trop facile; pour ensuite être redirigée vers le club de patinage artistique (PANM), plus adapté à nos capacités. 

Et c’est ainsi que j’ai commencé (avec ma sœur) un premier cours au club puis deux puis trois sans jamais arrêter jusqu’à mes 18 ans, avant de devoir partir à Strasbourg poursuivre mes études à Sciences Po.




Et vous, comment avez-vous découvert le patinage et pourquoi? Partagez votre histoire dans les commentaires!

A bientôt pour de nouveaux articles !

Noëlla et ses patins

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