Le métier d’entraîneur de patinage artistique

Noëlla RICHARD entraîneur

Pourquoi j’ai décidé d’être entraîneur ?

  Le patinage artistique a été mon premier sport à l’âge de 9 ans et depuis, je n’en ai jamais trouvé de similaire qui me remplisse autant de joie et de bienfaits. Pour moi ce sport est unique. Bien que j’aie aussi pratiqué pendant deux ans lorsque j’étais au collègue les claquettes américaines (puis 1 an à Strasbourg pendant mes études), et par la suite en Espagne à Granada, la danse orientale et Bollywood, je suis toujours revenue au patinage artistique, qui depuis lors ne m’a jamais quitté. 


1) Mon parcours scolaire et universitaire


Je ne sais pas exactement quand l’idée de devenir entraîneur m’est venue. Mais je sais que petite, lorsque j’étais en Primaire, je voulais faire un métier artistique.  Au début dessinatrice pour suivre les pas de ma mère. Puis violoniste lorsque j’ai commencé le violon (en même temps que le patinage artistique à l’âge de 9 ans). Mais une partie de moi était aussi tournée vers les métiers scientifiques. J’adorais l’Histoire depuis la Maternelle où j’ai découvert la matière avec intérêt. La Paléontologie et l’Archéologie m’attiraient beaucoup, en particulier l’étude des dinosaures, des Hommes préhistoriques et de l’Égypte Ancienne. J’avais d’ailleurs commencé à apprendre par moi-même les hiéroglyphes et je me régalais à lire des revues sur tous ces sujets-là !

J’avais donc et j’ai encore les deux casquettes : celle de la scientifique qui adore chercher et analyser, et celle de l’artiste qui adore danser, dessiner et jouer de la musique. 

Image générée par l’IA.

Au collège les enseignants m’ont incité à suivre une voie scientifique plus prometteuse pour le travail. Mes parents aussi. Et moi je pensais également que les métiers artistiques étaient voués à l’échec et qu’il serait bien difficile d’en vivre !

Au Lycée, même discours, malgré mon choix de suivre une filière Histoire de l’Art et Arts Plastiques. Bien que les mathématiques ne me plaisaient pas et n’étaient pas mon fort, les professeurs m’ont incité à suivre la filière Scientifique pour le Bac, car, disaient-ils, avec mon niveau scolaire je me serais « ennuyée » en filière Littéraire et même serais « tirée vers le bas ». Avec un Bac S, pensait-on, il y aurait plus de débouchés ! Et à cette époque, je ne savais toujours pas quoi faire réellement comme « métier ». 


2) La passion avant tout

Ce qui a toujours guidé mes choix d’études par la suite c’est la passion pour telle et telle matière. Je pensais toujours à cela et non à la finalité. En tout cas, la finalité n’était pas un but en soi dans le choix de mon parcours. Je me rappelle que pour choisir mes études post-bac, je suis allée avec mon père dans un CIDJ (Centre d’Information et de Documentation Jeunesse). C’est là que par hasard en parcourant les revues mises à disposition, je suis tombée sur une parlant de Sciences Po, que je ne connaissais pas à cette époque. Et là mon père m’a dit : « c’est l’école qu’ont fait ta tante et ton oncle ». 

En feuilletant un peu puis en me documentant par la suite, les matières enseignées m’ont tellement plu que je décidai de me lancer dans la préparation de ce concours, à Paris d’abord. Non pas que j’étais attirée par la Politique au sens propre du terme, loin de là, mais l’étendue des matières ainsi que le challenge du concours m’ont davantage intéressée car je n’avais donc pas à choisir comme c’était le cas pour l’Université « classique », entre telle ou telle matière dominante. Et c’est ce qui me plaisait réellement !

Ainsi après le bac j’ai suivi, grâce à ma grand-mère paternelle, une Prépa à Paris de quelques semaines durant l’été 2007 pour tenter le concours de la prestigieuse école de Sciences Po Paris !

Malheureusement ou plutôt heureusement je ne l’ai pas eu. Car lorsque j’ai pu côtoyer par la suite des élèves de cette école, je me suis dit que finalement je ne me serais pas bien sentie !

Mais passons…

Toujours entêtée de passer des concours pour rentrer dans un des Sciences Po de France, j’ai suivi pendant un an une bi-Licence Histoire et Sociologie à l’Université de Marne-la-Vallée qui comprenait aussi en même temps une Prépa publique pour passer les concours des différents Sciences Po de France, dont le premier concours commun ouvert en 2008

Et c’est ainsi que finalement, après plusieurs concours (Bordeaux, Paris,..) et le fameux concours commun aux autres Sciences Po, j’ai été admise à l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg ( Sciences Po Strasbourg) qui était mon premier choix ! J’avais en effet choisi cette ville car je l’avais visitée avec ma classe de troisième et j’en avais gardé un bon souvenir. Les Masters proposés me plaisaient et je savais bien évidemment qu’il y avait aussi une patinoire récente ! Donc tout était réuni pour que cette ville soit ma destination d’étudiante !

J’y suis d’ailleurs restée près de 8 ans (sans compter l’année Erasmus à Granada)


3) Un choix de métier toujours plus difficile à cerner

 Après un Master mutualisé entre l’École de Management de Strasbourg et Sciences Po en « Marketing et Gestion d’événements », je voulais me lancer dans la communication, en particulier pour aider les artistes à se faire connaître, à se développer et à trouver des concerts. 

J’ai ainsi créé en 2014 mon auto-entreprise au titre « d’agent d’artiste » que j’ai exercé pendant 1 an et demi à Strasbourg. J’avais côtoyé au Conservatoire de Strasbourg où je prenais des cours de violon et d’orchestre,  pas mal de jeunes artistes et troupes de musiciens/chanteurs qui cherchaient à se développer et à trouver des concerts. C’est ainsi que de fil en aiguille et de bouche-à-oreille je me suis occupée de cinq artistes, musiciens, chanteurs et un plasticien, dont trois groupes (musique médiévale et grégorienne, baroque et africain). J’ai d’ailleurs aussi fait partie de l’ensemble de musique médiévale et grégorienne (ensemble TRECANUM) avec qui je chantais et organisais les concerts en Alsace et l’été dans diverses églises en France, en Allemagne et en Pologne. 

Ensemble de musique médiévale et grégorienne

Photo personnelle.

En 2015 je décide finalement de partir vivre à Québec pour y suivre un Master II en Relations Internationales et Sécurité alimentaire avec l’objectif de m’installer là-bas et d’y trouver du travail. Mais au fond de moi je sais que j’y suis allée aussi et principalement pour patiner dans un pays où la discipline est tellement plus développée qu’en France. Je voulais ainsi connaître les techniques de ce pays et patiner en plein air ! Et je n’ai pas été déçue sur ces points-là ! Rien qu’à Québec ville il y avait sept patinoires intérieures (arenas) avec les clubs qui vont avec. Là-bas les cours sont privés et les entraîneurs sont nombreux à donner des cours individuels en même temps sur la piste. Il appartient ainsi à chaque patineur de trouver son entraîneur et d’acheter des « patchs », c’est-à-dire des cours dont le tarif est fixé aux 10 minutes !

Session patinage sur une rivière de Québec à moins 30°C.

Québec

Québec sous la neige. Photo personnelle.

Québec sous la neige. Photo personnelle.


4) L’émergence du métier d’entraîneur de patinage artistique dans ma vie

  Lorsque je prenais des cours au club de Strasbourg lorsque j’étais étudiante à Sciences Po (dès janvier 2009 et jusqu’à mon départ pour Québec en 2015), je donnais des cours aux Loisirs en tant qu’encadrante bénévole à raison de quelques heures par semaine. Et j’adorais cela ! J’avais demandé à mon entraîneure de passer une formation certifiante (à l’époque on appelait cela les BIF, aujourd’hui BF). Mais comme aucune session n’était encore ouverte à ce moment-là, je me suis inscrite à la place à une formation pour être juge régional. Et cela m’a beaucoup plu ! Ensuite j’avais contacté la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG) pour savoir quand s’ouvrait la formation BPJEPS que je savais en cours de préparation pour la première fois. Celle-ci devait débuter en 2017, ce qui me restait un an à attendre. C’est pourquoi j’ai donc choisi de partir à Québec pendant ce temps-là. Je me disais que ce ne serait jamais une année de perdue. Car je voulais continuer à apprendre, à me former et à progresser aussi en patinage. Quoi de mieux alors que partir au Canada !

Les formalités effectuées et ma candidature acceptée pour suivre le Master à l’Université Laval, je me suis envolée en août 2015 direction Québec !

Et quelle année riche en soi sur tous les plans ! Des hauts et des bas, des joies et difficultés, des expériences dans tous les domaines que ce soit au niveau universitaire, personnel, professionnel et artistique. En parallèle des cours de patinage que je prenais avec un entraîneur, j’ai pratiqué également des cours de West Coast Swing. C’était vraiment super, sympathique et entraînant !

Malheureusement ou heureusement pour moi, j’ai finalement dû rentrer en France courant juin 2016 pour plusieurs raisons, notamment financière. Car la vie y est assez chère. Malgré les avantages que le pays offre, la magnifique nature, l’accueil et la gentillesse des Québécois, les hivers y sont très longs et rudes. Et plus que le froid c’est le manque de lumière qui m’a le plus manqué. La famille aussi. La savoir loin n’est pas toujours évident, même si on sait qu’on pourra toujours aller la voir. Enfin, je me suis aussi rendu compte que je n’avais plus envie d’étudier à ce moment-là, que le Master était similaire à ce que j’avais déjà fait à Sciences Po et cela m’ennuyait davantage de refaire presque les mêmes types de cours. 

Bref, rentrée en France, je retrouvais un peu mes racines chez mes parents et attendais donc avec impatience l’ouverture de la première session du BPJEPS qui ne tarderait donc pas à débuter. 

Pour préparer ma candidature au diplôme j’ai continué les cours de patinage dans mon premier club d’origine à Neuilly-sur-Marne et toujours avec ma première entraîneure. Pour cela je dormais chez ma grand-mère et prenais le train et les transports en commun pour y aller coûte que coûte ! J’ai fait cela pendant 6 mois à partir des vacances de Noël 2016.

Entre septembre et décembre 2016 je suis repartie au Canada pour travailler en tant que « fille au pair ». Je pensais y rester au moins 1 an le temps justement de pouvoir commencer le BPJEPS, patiner et récupérer aussi mes affaires qui étaient toujours dans mon logement loué à Québec. J’ai atterri dans la ville de « Paris » en Ontario située près de la frontière avec l’État de New York. Ce fut aussi une belle et riche expérience malgré les difficultés de l’emploi pas toujours simple. J’ai adoré le club de patinage de Paris, « Paris Figure Skating Club » où je reçu un accueil des plus mémorables. Ma prof aussi, Sheila était excellente et j’ai commencé à passer avec elle les premiers niveaux de médailles canadiennes. J’aidais aussi bénévolement pour les cours des loisirs, le tout en anglais et appris quelques vocabulaires typiquement québécois ainsi que des techniques particulières d’enseignement qui me sont restées. 

Encore une expérience de plus qui s’acheva le 17 septembre 2017, jour de mon départ pour rentrer à Paris (en France :)) et passer ainsi les fêtes de Noël en famille…


5) Du début de la passion du métier

A partir du moment où j’ai commencé la formation BPJEPS tout en étant entraîneure en apprentissage employée par le club de Metz (SG Metz)j’ai adoré ce métier ! Je me sentais en adéquation avec mes valeursma passionmes envies, ce que j’avais toujours au fond de moi souhaité faire comme travail. Malgré les difficultés de la formation et l’intensité des semaines entre mon travail au club à temps plein et les semaines de formation, je me suis accrochée jusqu’au bout pour valider ce diplôme qui me tenait à cœur ! Je voulais et devais toujours poursuivre des cours de patinage qui était aussi mon souhait, pour tenter de pallier à mes lacunes en termes de technique que je n’avais pas suffisamment eue comme je l’aurais voulu plus jeune. Je savais que ce côté-là me faisait défaut mais peu importe, ma volonté et ma passion étaient si fortes que ça ne m’a pas causé plus de souci que cela. Les autres me le rappelaient mais je passais outre, tout du moins j’essayais car ça me blessait profondément de ne pas avoir eu un niveau technique équivalent, me disais-je, aux autres. Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte que c’était idiot de penser cela et qu’un bon entraîneur n’est pas forcément un patineur ayant un niveau très élevé, même si, bien sûr, un bagage technique est fortement nécessaire pour pouvoir enseigner, et pas des moindres !


6) Le métier d’entraîneur

A présent que vous en savez plus sur mon parcours et pourquoi j’ai souhaité être entraîneure de patinage artistique plutôt que de suivre une voie universitaire qui m’était a priori destinée, je traiterais dans cette partie consacrée à mon travail d’entraîneur, à la vision que j’ai du métier ainsi qu’à la manière dont je conçois mon rôle et ce que j’aime avant tout dans ce travail.

Je ne sais pas d’ailleurs si le mot « métier » est approprié pour en parler, ni même celui de « travail » bien que la profession demande beaucoup de rigueur, de courage et de force pour s’y consacrer pleinement. Dans ces métiers où la passion domine, il est souvent très difficile de faire la part des choses entre « travail », « passion » et soi-même. Tout ceci ne fait qu’un en réalité. Mais c’est là le piège dans lequel on peut et tombe parfois trop souvent. Mêler notre vie personnelle à celle de notre travail car au fond on sait que ce métier est fait pour nous car il est en nous tout simplementIl nous transcende. Ou alors ce n’est pas notre passion et on l’exerce en dépit de soi parce qu’on ne se voit pas faire autre chose ayant grandi les pieds dans les patins plus souvent que dans les chaussures. C’est là toute la difficulté de ce métier et il est difficile de s’en démettre une fois que l’on y a pris goût !


  • Ma vision de l’enseignement du patinage :

  • Le plaisir de voir les débutants contents de tenir sur des patins et de progresser
  • Transmettre le bien-être à travers le patinage
  • Faire comprendre le mouvement subtil de chaque élément technique
  • Transmettre des connaissances au-delà du sport lui-même
  • Le patinage comme « thérapie » (voir mon article à ce sujet)

  • Ce que j’aime dans ce métier :

  • Transmettre une passion qui me dépasse
  • Aider, me sentir utile
  • Voir les élèves contents de progresser et d’apprendre
  • La discipline qu’impose la pratique de ce sport rigoureux
  • Avoir réaliser un rêve de petite fille
  • Apprendre en continue
  • Être toujours en quête de recherche de techniques et méthodes pour faire apprendre et aider les élèves à progresser
  • Observer, être vigilante au moindre détail
  • Transmettre bien plus qu’un simple sport et aider les gens à aller mieux dans leur vie
  • Pouvoir enseigner à des personnes de tout âge et tout niveau


  • Ma vision de l’entraînement :

Que signifie « entraîner ? » :

  Étymologiquement, le verbe « entraîner » provient du verbe « en traiiner » (1160-74) qui signifie « traîner, emmener avec soi ». Plus tard, vers 1643, on trouve comme signification l’idée d’ « amener quelqu’un à faire quelque chose ». Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’un bien matériel ou d’une personne, on retrouve l’idée générale de mouvement, d’exercice d’un impact sur quelque chose ou quelqu’un avec des conséquences particulières recherchées par la création de ce mouvement. (https://www.cnrtl.fr/definition/entra%C3%AEner)

En parlant d’une personne, « entraîner » s’apparente à « soumettre quelqu’un à une activité physique ou intellectuelle, de manière à créer une aptitude ou une habitude » (idem). 

Quand il s’agit précisément de sport, on peut définir l’action comme le fait de « préparer méthodiquement un sportif {ou un animal} à une épreuve, à une activité sportive ou à une compétition, en le soumettant à un régime spécial approprié et à des exercices progressifs réguliers. » (idem).

A la différence de l’enseignant, terme plus approprié pour ce qui est de l’enseignement académique, celui d’entraîneur renvoie aussi à l’idée de « stimuler » une personne ou un groupe d’individus (équipe par exemple). 

D’ailleurs en anglais, la qualification de « coach » pour les entraîneurs sportifs renvoie particulièrement à cette signification de « pousser quelqu’un à accomplir ses propres objectifs, à développer tout son potentiel ». Le terme désigne d’ailleurs aussi des professionnels chargés d’aider des individus à développer leurs compétences, que ce soit dans le domaine du travail ou dans celui du développement personnel. (https://www.linkup-coaching.com/blog/coach-definition).

Terme de plus en plus à la mode et employé plus communément dans le langage courant, celui de « coach » regroupe davantage de paramètres que celui d’ « entraîneur » qui semble plus restreint dans son champ d’action. Pourtant, dans l’un comme dans l’autre, les actions et objectifs restent les mêmes et il appartient donc à chacun de ses acteurs d’en prendre part et de donner du sens à leur métier

Pour ma part, étant Française d’origine, je préfère employer le terme d’ « entraîneur » même si le second est tentant et à le mérite d’être plus universel donc compris par un public plus large et non francophone. 



Comment je conçois mon rôle d’entraîneur :

  J’ai toujours envisagé ce métier-passion comme un rôle qui est le prolongement de qui je suis en tant que personne. Humaine avant tout sans façade car je ne sais pas faire. Sans masque non plus. Depuis petite je me suis toujours sentie différente des autres mais toujours honnête avec moi. Tout du moins ça a toujours été ma ligne de conduite. Suivre mes passions et qui je suis avant tout. C’est ma priorité. Être bien et en accord avec moi-même, coûte que coûte. Malgré les épreuves, difficultés et rejets que j’ai endurés. La vie m’a beaucoup appris. Surtout depuis que je vis seule depuis mes 18 ans et avec tous les déménagements (pas moins de 26 à l’heure actuelle !) que j’ai effectués depuis 2008 (installation à Strasbourg pour faire mes études). Je crois que c’est cela qui m’a renforcé et me renforce de jour en jour. Savoir rebondir à chaque épreuve, à chaque peine, maladie, difficulté. Mais c’est la vie. Et avoir réussi ce diplôme d’entraîneur a été et est encore aujourd’hui ce dont je suis le plus fière ! Car il n’a pas été facile de l’obtenir, pas dans le fond mais psychologiquement surtout. Surpasser les préjugés établis dans ce milieu (avoir un moins bon niveau technique que les autres, n’avoir fait de la compétition qu’en tant qu’adulte, le regard des parents aussi, la reconversion après avoir réussi mon diplôme de Sciences Po…). Bref aujourd’hui j’ai surmonté ce passage et après mes 8 années d’expérience en tant qu’entraîneure dans 7 clubs de France, j’ai acquis plus d’assurance même si je continue à toujours vouloir me former et apprendre auprès d’entraîneurs expérimentés ! C’est cela je trouve la richesse de ce métier. J’aimerais d’ailleurs avoir plus d’occasions pour me former, mais priorité déjà à ma stabilité professionnelle et personnelle !

Pour en revenir à ce métier, je sais que peu importe la vie, je continuerais à l’exercer sous une forme ou une autre, en France ou ailleurs. La création de ce blog est une part de cet avenir que je conçois aussi au présent. Car je sais au fond de moi que jamais je ne pourrais oublier cette passion, ce métier qui est inscrit en moi-même si la vie m’amènera certainement à devoir modifier mes plans et trajectoires. Mais je sais aussi que c’est pour évoluer. Certaines étapes sont nécessaires pour avancer. C’est en tout cas comme cela qu’avec le recul je conçois mes expériences. Et tant qu’il y aura une patinoire proche d’où je vis je serais toujours heureuse !

Transmettre une passion est la plus belle chose qui soit à mon sens. Transmettre aussi notre personne pour le bien-être des gens. C’est cela qui m’anime et me motive chaque jour à me lever et aussi à écrire ces lignes qui j’espère toucheront certaines âmes et personnes dont les valeurs et objectifs s’accorderont avec les miennes…

Au plaisir de vous lire et de vous aider le plus possible à progresser dans cette passion !

Noëlla RICHARD

Noëlla entraîneur

Photo personnelle.

Pour l’amour de la glisse…

2 réponses à « Le métier d’entraîneur de patinage artistique »

  1. Avatar de Nathalie Bleser

    Voilà donc de qui tu tiens ton talent de dessinatrice!
    Super article, dont je pourrais commenter bien d’autres points intéressants étant donné, également, leur réactivation de souvenirs partagés, mais pour l’heure c’est le côté artistique qui l’a emporté!

    1. Avatar de Richard Noëlla

      Merci Nathalie pour ces mots 😀

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