Je commencerais ces cahiers par cet article car cet âge marque un tournant dans ma vie, ou plutôt m’oblige à devoir prendre une nouvelle direction. Déjà la création de ce blog est en soi un tournant, le début d’un projet que je souhaite prospérer sur le long voire très long terme.
Une année tourmentée…
Une année s’est encore écoulée et l’été me rappelle sans cesse que la vie passe très vite. Une année n’est rien en soi, une étape de plus accomplie, des péripéties plus ou moins agréables, porteuses de bien-être ou au contraire de maladies. Pour moi l’année 2025 -26 a été je pense la pire de mon existence. Mais peut-être que dans 20 ans, elle n’aura plus la même saveur. On ne peut réellement juger un fait, un événement, surtout quand il s’agit de soi-même, de manière totalement objective que lorsque le temps et les années ont passées. Que lorsqu’on a digéré davantage son existence et que les problèmes d’avant deviennent des subtilités d’aujourd’hui. Pour moi à l’heure actuelle cette année-là aura été la plus lourde à porter dans tous les sens du terme. Lourde d’émotions, de responsabilités, de travail mais surtout de maladie. Après un zona contracté en juillet 2025 et qui a duré au moins 2 mois pleins, puis une grosse maladie survie à la mi-janvier 2026, mon corps a lâché, ma tête aussi. Je n’arrivais plus à rien faire, à parler, à écrire, à marcher, à manger, à réfléchir. Comme si on m’avait débranché. Je ne me reconnaissais plus, moi qui ai l’habitude de bouger sans cesse, de réfléchir à 1000 à l’heure, à être toujours active dans des projets, mes réflexions et mes démarches. L’autonomie a ses limites et cette maladie m’a rappelé encore une fois ô combien la santé est le plus précieux des trésors.
Deux mois puis trois mois passèrent sans amélioration notable. Des rendez-vous quasi quotidiens puis hebdomadaires chez des médecins, généralistes, spécialistes, des prises de sang et examens à n’en plus finir en me demandant ce que j’avais vraiment attrapé…Je pensais au début au covid car les symptômes étaient similaires à ceux que j’avais déjà eus auparavant lorsque je l’avais eu la première fois. Mais les semaines s’écoulèrent sans jamais finir. Deux mois à ne pouvoir quasiment rien faire de mes journées si ce n’est essayer d’aller mieux, de garder le moral malgré tout, malgré la solitude aussi et ses voix dans ma tête qui me faisaient culpabiliser de ne pas pouvoir travailler, mettre les patins et pouvoir patiner. Je crois que sans cet espoir de pouvoir un jour remettre les patins et les pieds sur la glace, je n’aurais pas eu la force de continuer à essayer de vivre comme je l’ai fait. Mais je sais que ma tête est forte et ma force intérieure plus que je ne le pense. Je suis une battante mais pour vous dire que la passion peut vous sauver bien plus que vous ne le pensez !
J’ai pensé aussi à ma famille ces moments-là, à mes parents surtout et ma sœur. Je rêvais de pouvoir un jour me lever en pleine forme et de pouvoir aller les voir, faire mes valises et prendre le train….Mais la fatigue était encore là, les arrêts maladies aussi, les rendez-vous toujours d’actualité. Et ma santé n’allait pas mieux. Je n’ai jamais fait autant d’examens que cette année-là et après avoir récupéré une partie de mes capacités, j’avais déjà l’impression que mon corps était passé par une forme de « reset ». Comme si tout le négatif était sorti de ma personne, de mon corps physique et psychique. Comme si une tornade était venue balayer le surplus, le « trop de » que je portais déjà depuis plusieurs voire trop d’années….
Je reviendrais plus tard aussi sur ce qui s’est passé durant cette année-là sur le plan psychologique, ou devrais-je dire « thérapeutique » si je peux qualifier ainsi cette phase de transition qui s’est opérée dans mon être, au-delà de mon corps physique terrestre, sur des plans plus subtiles et invisibles. Ou pour celles et ceux à qui cela parle, à mon existence extra-dimensionnelle dans d’autres sphères que la terrestre. Mais je prendrais le temps d’expliquer cela en détail le moment venu et quand le cœur m’en dira.
Au-delà de l’âge, ce que 36 ans et demi me rappelle….
Le demi est subtil pour me rappeler que j’approche des 37 ans. Vous y croyiez ? Avec mon physique de « gamine », j’ai l’impression d’avoir tellement moins. On me donne toujours 10 ans de moins, mais c’est de famille et je me dis souvent « la glace ça conserve ». Alors parfois oui c’est bien de faire plus jeune. Je me dis, plus tard je serais contente Mais la plupart du temps faire plus jeune est handicapant au quotidien. Ne serait-ce que pour sortir marcher dehors, aller faire les courses, demander un service, se rendre dans une administration, remplir des papiers, aller voter…le pire je pense que c’est pour le travail, et les relations. Faire 10 ans de moins laisse paraître un semblant de « manque d’expérience ». « Elle fait jeune ! » Ou bien « manque de capacité, de recul »…Le profil typique : jeune fille, innocente, dans la 20 aine, à peine sortie du bac ou en train de faire des études supérieures ». J’en ai tellement eu des remarques de ce genre qu’aujourd’hui elles me font toujours sourire. Chaque année passe et je reste toujours sous la trentaine . Un jour je me dis je devrais tourner dans des pubs de crèmes anti-âge Et là je serais déjà plus riche qu’aujourd’hui, à galérer encore et encore à rassembler les euros pour payer mon loyer…Mais ce n’est pas là le sujet…
Revenons-en à mon âge…
Ce qui est encore plus énervant lorsque l’on fait plus jeune c’est la manière dont les autres nous perçoivent, car même si l’on sait que le physique n’est qu’une façade, il reste malheureusement le premier critère de jugement que l’on se fait d’une personne. Et c’est normal ! Le cerveau fonctionne ainsi. On perçoit déjà le physique, la matière, ce que les yeux voient en premier. Mais ce qui est décevant dans la plupart des cas c’est que les gens s’arrêtent souvent à ce stade et ne cherchent pas à voir plus loin, au-delà des apparences. Les personnes qui cherchent à vous comprendre davantage en vous parlant et en essayant de creuser en vous, sur ce qui vous habite, qui fait de vous la personne que vous êtes aujourd’hui, sont les plus précieuses. Et vous reconnaissez en ces personnes des êtres qui valent le coup d’être compris en retour et avec lesquels vous pouvez commencer à entreprendre une relation d’amitié.

Si je vous parle de cela c’est pour vous faire comprendre que dans un monde où les médias et réseaux sociaux ont pris le dessus et le contrôle des relations humaines, il est difficile pour les personnes comme moi qui ont aussi grandi sans cette « pollution » numérique, de se faire une place sur le marché, d’autant plus si elles paraissent plus jeunes que leur âge ou « décalées », qui ne rentrent pas dans des cases. Je veux parler ici des profils atypiques dont je fais partie et dont j’ai mis du temps à comprendre mon appartenance. Car je pensais toujours que ma différence était une faiblesse et même un problème en soi quand j’ai compris aujourd’hui qu’elle n’en était pas une, mais au contraire une force et un caractère à accepter, et surtout que je ne suis pas seule à être dans ce cas!
36 ans moins 10 déménagements = ?
36 ans et près de 26 déménagements à mon actif, plus de deux par an en moyenne et en fonction des années depuis mes 18 ans. Je ne compte plus vraiment maintenant mais ce qui est certain c’est que je suis quelqu’un qui aime bouger, comme mon corps. J’ai besoin de me sentir libre avant tout. Peu importe l’endroit, la destination, chaque fois je me dis que je vais rester je ne sais combien d’années et chaque fois je déménage pour X raisons. Sûrement que ce projet de blog sera une touche finale de ces départs et arrivées, ou en tout cas de long déménagements. Un jour je poserais mes cartons qui restent souvent pour la plupart encore emballés au fond d’un box loué pour l’occasion, faute d’avoir assez de place pour les mettre dans mon logement. La question est de savoir où ? Mais ce qui est sûr et qui a toujours guidé mes choix en premier, il y aura une patinoire à proximité, peu importe sa dimension, son infrastructure et son âge. D’ailleurs, quand j’étais petite, je rêvais d’habiter au-dessus d’une patinoire et de pouvoir aller patiner chaque matin après m’être levée…
Ainsi, si vous me suivez, vous découvrirez mes prochaines destinations, je ne sais encore quand, ce qui ajoute du piquant à ma vie et qui fait que, comme ce blog, l‘inconnu peut être existant, faire peur même mais comme toute décision à prendre ou projet à l’état d’idées, ne pas les concrétiser ne rajouterait que du regret de ne pas l’avoir fait. Car finalement, quand on sait que l’on a rien à perdre, on fonce quelle que soit l’issue présupposée, si, soit dit en passant , cette présupposition existe réellement. Et souvent, dans la plupart des cas, le cerveau nous joue des tours et nous pousse à rester alerte face à un potentiel danger qui n’existerait même pas concrètement (voir article « Comment gérer la peur de tomber« ) .

« Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre, parce que si l‘on comprenait, on ne pourrait pas juger. » (André Malraux, Les Conquérants , 1928)
La morale dans tous ça ? Apprendre à connaître la personne avant de la juger, quelle que soit son apparence, son physique et son passé. Le jugement n’est utile que pour ceux qui cherchent à se comparer, à se trouver eux-mêmes, jaloux des autres ou cherchant en autrui une faille pour se sentir vivant et exister. Mais on attire à soi que ceux qui nous méritent avant tout. Alors je ne me fais pas de souci sur mon avenir car je sais qu’on est toujours au bon endroit au bon moment et si vous souhaitez en savoir plus et monter sur ce bateau avec moi, c’est que vous aussi vous êtes au bon endroit! Ici pas d’obligation, la liberté de pouvoir choisir en qui faire confiance dans une société qui tourne de moins en moins rond mais où les étincelles en chacun de nous nous rappellent combien nous sommes avant tout tous des êtres vivants, et que le jugement, bien qu’il fasse partie de nous tous, ne doit pas rester en soi une barrière à l’épanouissement personnel…
Je vous laisse méditer là-dessus et vous dis à bientôt pour en savoir plus sur ma vie, ma personne, mes expériences et pensées atypico-philosophiques…
Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray (1890)
« Nous ne sommes si enclins à bien juger autrui, que parce que nous tremblons pour nous-mêmes. »

Et retrouve dès à présent dans « Qui suis-je? » les expériences, formations et quelques autres aspects de ma personne!


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